SCENE VII. Les Mêmes, LOYS, accourant
LOYS
Eh! vite, eh ! vite, eh ! vite, il faut qu'on se sépare. Oh ! sans doute je suis un cruel, un barbare. Mais il le faut, la tante à l'instant va venir. Et moi, je cours devant pour vous en prévenir.
RICHARD
Sitôt!
LOYS
En puis-je mais? de vous elle raffole!
A peine si j'ai pu lui dire une parole.
MARIE, piquée et comme s'en allant.
Oh bien ! je ne veux pas vous gêner plus long-temps.
RICHARD, la retenant.
Me quittez-vous ainsi?
MARIE, de même.
Vous perdriez un temps Trop précieux.
RICHARD, de même, 0 ciel! que faut-il que je fasse?
Voyons, — parlez, — faut-il que je lui dise en face Que je suis tout à vous, que je n'aime que vous?
LOYS
Ah ça ! finiront-ils ?
(A Richard.)
Monseigneur... — Sont-ils fous?
RICHARD, à Loys.
C'est de ta faute, aussi! — Tiens, la voilà qui pleure! Voulez-vous donc, Marie, à vos pieds que je meure?
(Il se jette à ses genoux.)
Allons!
(Il court vers la porte de gauche pour épier l'arrivée de Itf ilady.) MARIE, abandonnant sa main aux baisers de Richard.) Richard !