SCÈNE PREMIERE
FERGUS, PATRICK, BERTRAM, el autres barons.
FERGUS
Oui, Seigneurs, comme vous, je viens d'en être instruit, Uandoiph s'est, en ellet, écliappé cette nuit. Il a brisé ses fers... Quant à vous dire ensuite Comment s'y prit R.indol[)li pour assurer sa fuite. Je ne sais... seulement, je suppose ceci : Qu'avec lui la Comtesse étant partie aussi, Dut conduire, en secret, toute celte aventure. Voilà ce que je pense.
UEnTRAM.
Et cette conjecture Est juste. Monseigneur; mais, à vous parler franc. Que Randolph ait pu fuir, c'est là ce qui surprend.
l'ATRlCK,
Pourquoi donc? S'il l'a lait, il l'a pu, que je pense. Et l'étonnant serait que, voyant la potence. Un homme, ayant du sens, t'eût à ce point perdu. Que d'aimer mieux rester afin d'être pendu.
MAC-DOl'GAF..
Soit; mais...
FERGUS, riiiterrompant.
Mais, c'est assez, Messire. Puis, en somme Que vous importe, an fond, la fuite de cet honnne ' Dieu le jugera bien sans que vous lejuijioz.
166 L'UÊniTAGt; Dt MAL.
BERTRAM
De tels crimes pourtant doivent être expiés; Kt songeons que si Dieu fit la justice humaine. C'est surtout pour hâter les inéchans vei-s la sienne. Le fugitif, d'ailleurs, ne saurait être loin. Et, peut-être, en fouillant le pays avec soin...
FERGUS
C'est déjà fait. Plusieurs de mes gens sont en route... J'attends réponse.
UERTRAM.
Alors, j'en vois un qui, sans doute, Vous rendra. Monseigneur, sa réponse bientôt.
Comment?
BERTRAM
Ce cavalier qui vient au grand galop.
FERGUS
Un cavalier?
(A part.)
Donald, je pense, pour me dire...
BËHTRAM.
Irai-je m'informer?..
FERGUS
Inutile, Messire.
Si c'est un messager qui demande à me voir, Mes gens l'introduiront.
BERTRAM
Pour moi, j'ai bon espoir Qu'il s'agit... Mais, tenez, j'entends des pas, on monte... (Tous, excepté Fergus, voiu vers la porto.)
FERGl'S.
Oui.
(Tous reviennent vers Fergus; un homme parait.)
BERTRAM
Pour sûr, il s'agit de Randolph , noble <omte.
ACTi: V, SCLNF, II. ?,ùl
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