SCÈNE IV
FFRGUS, seul.
Je lus, autrefois, un livre ayant pour titre : — De l'homme sur la terre , et de son libre arbitre. — Libre! l'est-on vraiment? n'est-il point, ici-bas. Certains cercles marqués d'où l'homme ne sort pas? Car vois, Fergus, comment sortir d'un tel dilemme? Comment? Flétrir ton père ou le flétrir loi-mênjc. Déshonorer son nom en livrant ce secret. Ou le damner toi-même en signant cet arrêt. Quelle issue à cela ? quel jour en cet abîme? Par où sortir, enfin, si ce n'est par un crime? O Dieu ! pour faire brèche à la fatalité, .l'ai pourtant tout osé. Seigneur, j'ai tout tenté. Inutiles efl'orts! autour de ma misère , Toujours de plus en plus le cercle se resserre; Il me presse, il m'étoulTe; et tu vois bien. Seigneur! Qu'il n'est plus qu'une porte ouverte à mon honneur; l'orte extrême ! recours dont on est toujours maître. Seul libre arbitre enfin qu'on ait, — de ne plus être. Pardonne donc, mon Dieu, pardonne, ô Créateur, Si j'abandonne ainsi mon poste en déserteur. Les saints mouraient pour Christ ;Christ est mort pour la terre Fergus peut bien mourir pour l'honneur de son père !