‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 293 sur 391 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

FERGUS, EDMA, des Vahlets.

EDMA, reculant avec horreur.

Grand Dieu! quoi! tout couvorlile sang!

FEncus.

Oui. Je l'ai tué.

EDMA.

Qui, lue?

FEncus.

Qui? Ce traîne.

(Aux varlcts.) Qu'attendez- vous?

(Revenant vers Edma.)

Je l'ai jeié par la fcnéire , Voilà tout.

EDMA.

Mais qui donc ?

FEROUS,

Ce Donald. Qu'avez- vous?

(Prenant le flacon.) Tenez, voici qui rend Phonncur ù votre époux , Comme u moi le repos.

(L'élevant à sa bouche.)

Es-tu content, mon père?

EDMA, lui retenant lu main.

0 ciel! que faites-vous. Soinnetir? qu'allioz-vous faire? Mais je ne veux pas, moi, l'crgus, que vous motirie/.

FERfiUS.

Et pourquoi donc vivrais-je?.. Autrefois vous m'aimiez; Maiaienaiit...

(D'une voix brisée par la douleur.)

Ah ! le ciel, pour cette dernière heure,^ Eût bien dû me laisser plus de force. Je pleure. Mais c'est qu'en vous voyant ainsi, pauvre insensé! Hélas! j'ai cru renaître à mon bonheur passé; Bonheur triste, déjà, plein de larmes soudaines. Plein du pressentiment des misères prochaines...

(On frappe.) Car, tenez, c'est la mon qui vient. Allons, Fergus, Ouvre, hériiicr du mal, tes jours sont révolus ; El mon père, à présent, peut reposer sans crainte.

(Il va ouvrir.)

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