SCÈNE M
MAUURAY, l'interrompant.
Non, vous ne pouvez pas défondre un lel écrit.
m.ANCloN, s'échauffaiit.
Et je soutiens, moi...
MAI UUAÏ.
Non, ce n'est pas souienable.
BLANCION.
Que ce livre...
MAUKRAY.
Kst immonde.
nLANCION.
Et moi...
MAVBRAY.
Qu'il est damnable.
BLANCION.
Je...
MAUBRAY
Fi!
BLANCION.
Çà, voulez-vous m'écouter un moment?..
MAUBRAY
Je maintiens l'œuvre impure avec entêtement.
BLANCION.
Et moi...
QÉLÉNA, arrêtant Maubray au moment où H reparlait. Laissons Monsieur nous dire sa pensée.
BLANCION.
Je la maintiens, Monsieur, sensée et très sensée!..
Quel blasphème!
BLANCION.
El, de plus, raillant fort à propos.
Monsieur, tous vos rimcurs à nébuleux pathos.
MAUBRAY
Pathos!..
BLANCION.
Leurs vers ne sont que soupii's et nuages ; i'aime un bain de vapeur autant que leurs ouvrages. Mais, ce qui, mieux que tout, m'irrite avec raison. Monsieur, c'est qu'à leurs pieds tombant en pâmoison,' On prenne au sérieux toutes leurs jérémiades...
MAtBRAY.
0 ciel!..
BLANCION.
Qu'on s'extasie aux mystiques parades.
Monsieur, de tous vos Job de commande, jongleurs Qui, pleurant maint volume et dînant fort, d'ailleurs. Tout en étant très gras , ne chantent que souttrance , Et, ne croyant à rien, ne riment qu'à croyance!..
MAUBRAY
Hé! Monsieur!
BLANCION.
Hé! Monsieur, s'ils croyaient tout de bon , Leurs vers seraient un style, au lieu d'être un jargon...
HÉLÉNA, se précipitant sur son flacon.
Jargon!..
MAUBRAY
Ah!..
(A part.)
Malheureux qui sait par cœur mon livre.
BLVNCION.
Mais, comparez leurs vers à leur façon de vivre : Ecrire n'est pour eux que mode ou que trafic...
IlÉLÉNA et MAL'URAY.
Trafic !
BLANCION.
Et, gens dévots, aux mœurs près, en public, Les uns, des livres saints faisant banque et ressource, Vont chantant Jéhova, comme on joue à la bourse;