‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 328 sur 391 · SCÈNE Xlll. ttil · texte numérisé non relu

SCÈNE Xlll. ttil

Mais...

HÉLÉNA

Alors, demeurez, au nom de cet amour.

MABU.

C'est évident, vivez pour le prouver un jour.

(Maubray froisse ses gants sans répondre.)

IIÉLÉNA.

Quoi? rien! que ce soit donc, si ce n'est pour vous-même. Ingrat, pour celle qui...

MAUBRAY

Dieu!

IIÈLÉNA , baissant les yeux.

Qui vous...

MARIA

Qui vous aime !

MAUUHAY.

Qui m'aime!

IIÉLÉNA.

Eh! oui, Monsieur. Ce duel, écoutez.

N'est au fond qu'un prétexte à vos rivalités. Or, si mon grand secret pour apaiser l'affaire , C'est de nommer ici...

MARIA

Celui que l'on préfère.

Et comment vous pouvoir sagement préférer Si vous tenez toujours à vous faire enterrer?

MAUBRAY

C'est ce dont je n'ai pas non plus la moindre envie ,

Et fussé-je assez fou pour détester la vie ,

Héléna , — j'ose ainsi «aintenant vous nommer ,

Cerie, après cet aveu, je la devrais aimer.

Ne vous troulilcz donc oint; —d'avance, je vous jure

Qu'à l'instant, je reviens sans une égratignurc.

Si l'honneur veut...

HÈLÊNA.

Encor!

MAUBRAY

Que j'aille...

HÉLÉN&.

C'est ainsi !

Oh bien ! donc, malgré vous, vous resteiez ici !

(Dramatiquement.) Oui, forte d'un aveu...

MAUBBAY, à lui-même.

Le diable soit des femmes !

HÉLÉNA, continuant.

Qui devant le Seigneur, Maubray, joint nos deux âmes , En dépit de vous-même, et du monde, et de tous. Je veillerai sur vous !

MARIA

Nous veillerons sur vous!

HÉLÉNA , de plus en plus dramatique.

Maria, fais fermer l'antichambre !

MA lA, non moins noblement.

A merveille !

L'antichambre!

HÉLÉNA

De plus , qu'un de mes gens y veille !

C'est bien vu ! — Le frotteur en guise de soldai.

IIÈLRNA.

i'Uque, hors ces Messieurs, nul n'entre. — MARIA, tragique.

* Pas un chat !

MAl'BRAY.

Vit-on rien de pareil ? Puisque je vous répète...

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