SCÈNE H
GILLARDOIS; puis, RINALDA.
GILLAnDOIS, seul.
Maintenant, ouvrons. Probableincot, Madame Rinalda Lupazzu.
(Il ouvre. Parait Rinalda.) r.iLLARDOls, à part.
Justement.
niNALUA.
Ah ! c'est loi, Gillardois ?
(Giilanlois s'incline. lUnalda va s'asseoir.)
On m'attend, que je pense.
GlLI.AHDOis, étonné.
On vous attend !
lUiNALDA.
Annonce à Gaston ma présence.
GiLLAnnois, de même.
A Monseigneur?
RINALDA.
Hé bien ?
niLLARUOIS.
Mais, il n'est pas chez lui.
RINALDA, se levant étonnée et irritée.
Comment! loisqu'il m'écrit de venir aujourd'hui!
GILLARDOIS.
Ce matin. Madame?
RINALDA.
Oui, ce malin. J'ai sa lettre.
Serait-ce qu'à présent on ne peut plus m'adineltre?
ftÔà GASTON DE CHANTEllAC.
(Jue l'on cherche un détour pour me congédier?
GILLAUDOIS, se récriant.
Ah! bien, si vous aviez la mine d'un huissier. Mais, chacun sait qu'amour est la seule créance Que nous ayons toujours payée... à l'échéance.
(A lui-même avec satisfaction.) De vrai, j'ai quelquefois énormément d'esprit. niNALDA, se radoucissant.
Mais, enfin, Gillardois, ce billet qu'il m'écrit. Ce rendez- vous !
GILLARDOIS.
Eh bien! sans doute, il s'y va rendre, Madame; il va rentrer.
RINAI-DA.
Et moi, je vais l'attendre ; C'est mon rôle, à présent. Enfin ! — quand il viendra,
(Montrant une des ciiambres latérales.)
Je suis là, Gillardois.
GILLARDOIS.
Il suflit, Signora.
(Rinaida entre dans la chambre.)