‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 343 sur 391 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

GASTON , seul, entrant par la porte latérale de droite et s'avançant sur le devant de la scène.

C'était bien elle! Aline à la cour ! mon Aline ! G la douce surprise! et quand je m'imagine Que ce fut au moment où je parlais au roi Que je la vis passer, les yeux tournés vers moi... Si je sais ce qu'alors pût être ma harangue ! Et cela se conçoit : cœur troublé, plus de langue. Puis, qu'importe ? le roi lui-même paraissait N'écouter que très peu tout ce qu'on lui disait, Songeant peut-être aussi, digne prince! à sa dame. Sa Maintenon ! Tartufe en jupon; sainte femme ! Qui lorsque je comptais sur elle, comme un sot. Le tout grâce au passé, me Ut au premier mol Prendre la porte, et puis, par surcroît d'algarade. Obtint qu'on m'envoyât au diable en ambassade, S'empressant d'expulser tel qui ne lui Ot rien Que d'en avoir été jadis reçu trop bien. Basle! — On lui fera voir sous peu qu'on n'est pas homme

no

470 D'AUBIGNÊ.

A ic laisser traiter delà sorte, et qu'en somme,

Son placage dévot n'éblouit pas Gaston !

Gomme ce bon monarque, assez dupe, dit-on.

Pour vouloir épouser, lui grand homme et grand prince,

Le reste de Paris, — sans compter la province.

Choix royal! entre nous j'aime un peu mieux le mien,

Et vais...

— —»e»»»a39«a sa 9aaa««aa 899» ao»—a»>«o 98 89 sa»— —8>aoaa—»»»aa»a»—

Page 1