‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 35 sur 391 · I.E GOUVERNEUR · texte numérisé non relu

I.E GOUVERNEUR

Chut ! chut ! parle plus bas.

Entre nous, je crains fort que ma femme n'écoute...

LOYS

Non.

LE GOUVERNEUR

Hum! je ne veux pas, tu sons, qu'elle se doute... D'autant qu'elle est jalouse... oh ! mais, comme un démon.

ftO LE MÉNESTlltL.

LOYS, se retirant avec lui, et d'un ton fin. Elle a bien pour cela, Milord, quelque raison.

(Tous deux se retirent dans la galerie du fond. — On les voit passer, se promenant de long en large pendant toute la scène suivante.)

MARIE, apparaît derrière le paravent, ouvrant doucement la

porte de gauche ; elle se glisse en disant : Ce que je risque là n'est pas trop bien peut-ètie, Mais de soi plus long-temps mon cœur n'est pas le maître.

niCHARD, à Milady, Vous plaisantez, Madame.

MILADY

Oh ! que non. — Un amour Qui bonnement consiste à nous faire sa cour, Chose fade, après tout, chose des plus communes ! Quand on est, comme vous, las de bonnes fortunes. Par l'attrait seul du neuf on peut être séduit. — Eh bien ! l'on se déguise alors, — on s'introduit, On se fait ménestrel, on s'enflamme, on soupire, Etl'on roucoule en vers son amoureux martyre!

RICHARD

Toujours vous vous moquez; mais si...

(Apercevant Marie.) Ha!

M il. AD Y.

Qu'avez-vous?

RICHARD

Rien... rien... Il masemi)lé que Milord, votre époux, Regardait...

MILADY

Eh bien ! quoi ? supposant qu'il regarde. On est donc, selon vous, au point d'y prendre garde?

RICHARD

Madame...

C'est aller un peu bien promptcincnt.

nevenoiis-en plutôt à ce déguisement; Et dites-moi pourquoi n'avoir pas, pour me plairo.

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