‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 353 sur 391 · ACTE I, SCÈNE VI. tt&i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. tt&i

u'avuigné, avec seniiment.

Ab! comme moi!

GASTON

J'en perds le manger et le boire ; Je suis...

d'aubigné, se révoltant.

Du tout. — Du tout. — Ce n'est plus comme mol.

GASTON

C'est que tu n*ainies pas.

d'auuigné, s'animant.

Si fait, parbleu! Mais quoi ?

Jeûner par amour! oui, lorsque j'iUais très jeune. Et, qu'en résulta-t-il! Que j'abhorre le jeûne. Je l'abhorre en ce sens que, comme il amaigrit Non seulement le corps, mais par suite l'esprit, Le cœurs'enllant alors aux dépens delà tète. Il suit, qu'au lieu d'aimer d'une façon complète. Vous n'aimez qu'à moitié, d'un amour engourdi. Poussif, et qui n'est rien que soupirs; — d'où je di Qu'au contraire, à l'endroit des voluptés humaines, Se voulant maintenir en ses facultés pleines. On doit, dès que l'on sent son cœur battre, aussitôt Equilibrer le tout en dînant comme il faut. Voilà. D'où je conclus, enfin, que plus ou aime, Et plus on doit manger.

GASTON

Manger !

d'aubigné.

C'est mou système.

N'es-tu pas maintenant de mon avis?

GASTON

J'en suis.

Nous dînerons tous deux.

d'aubigné.

A la bonne heure. Puis, Voguent lev rendez-vous ! —A chacun ia chacune.

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