ACTE
tranquille et lionori^c qu'elle aurait eue; quand un l'aura llélrie aux yeux du monde!.. Tenez, mieux vaut boire... Car, que sera devenue la pauvre Luigina après mon départ?—Luigina! — Oui, c'était son nom... et depuis, jene l'ai plus revue... et sans doute elle est morte. — (juoi? vous avez pu l'abandonner ? — Oh! non. Je n'étais pas encore assez pervers poin-cela. Mais on m'épia, et son vieuv scélérat de père... non pas que je lui en veuille , le brave homme, puisqu'il était l'oiïensé... son vieux gueux depère me iit épier par quatre coquins : On connaissait l'endroit où nous nous donnions rendez- vous, chez une vieille femme ; et alors , un soir, je crois... — hguccion. Un soir de novembre. — rouLC. Oui, de novembre. Un soir, disje, oh ! ce fut une scène déchirante: elle était comme qui dirait là , sa tète posée sur mon épaule , et nous causions (l'amour, d'espérance... (|ue sais-je? mille rêves. Toiïl-àcoup la réalité, c'est àdire quatre assassins. Les lâches... et j'étais sans armes!... oui, sans ma bonne épée; car ils me l'avaient ôtée, et ils savaient bien tous que si je l'avais eue, pas un d'eux ne serait sorti vivant! mais, que pouvais-je? D'abord, je crus qu'ils en voulaient à elle, et me jetant sur ces traîtres, avec ces deux mains désarmées, j'en éiouflai un; mais non , c'était heureusement à moi seul (|u'on en voulait, et ils me percèrent de coups, là, devant elle, malgré ses cris désespérés et terribles! Oh! si vous saviez quel supplice , d'entendre ainsi se lamentei' une pauvre femme, sans y pouvoir rien. Du reste, cela ne fut pas long, et (|u'advinl-il ensuite, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que , quand je revins à moi, les gens avec qui j'étais, ces mêmes condottieri que je commande mainienanl, m'apprirent qu'on m'avait trouvé dans un fossé, sanglant, demi-mort, et mon j)auvre Uguccion à côté de moi... Bref, ces gens m'emportèrent. Quixml je fus en état de me tenir sur mes jambes, je me trouvai en Bretiigne, où ils m'avaient emmené sur leurs vaisseaux. Depuis , j'ai combattu avec eux; puis, dix ans après, et devenu leur chef, je revins en Italie... Mais qu'arriva-t-il de la pauvre Luigina Grimaldi? Je ne pus le savoir. — lodovico. Luigina (irimaldi! c'était, dites-vous, le nom de celle malheureuse? — louLC. Oui. Pourquoi? — lodovico. Connaissez-vons
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ce portrait? — foulc (le regarde , puis s'écrie: ) D'où le tenez-vous?— LODOVico. C'est celui de manière.— foulc. Sa mère !
La conclusion se devine. Du moment que Foulc a retrouvé son fils, tous les projets de Jacob sont à vau-l'eau. Bienheureux est-il de sauver sa tête des terribles représailles que le condottiere veut exercer sur lui. En somme, la pièce se termine comme de droit, par un bon et solide mariage entre Lodovico et Florella. N'oublions pas d'ajouter que le père Bonini n'est autre que l'ancien corsaire Hucrta della Muerie.