LES ÉTUDIA.NS DL 150L0GM
GAETANO GIUSTINELLO, fils. — Iloinme de second plan, lixtérieiir muguet et hautain. Intérieur lAciie, vindicatif et méchant.
GIUSTINELLO père. — Un père noble quelconque, grave et raisonnable. Personnage sans importance.
COSTANZA. — Cœur tendre et tête ardente. — A la fois soumise et exaltée. Tremblant devant son père; sérieuse et passionnée; pleine de piété et d'amour ; d'ailleurs, presque point coquette; aimant peu le monde et vivant toute dans ses rêves; de ces douces créatures qu'on ne prend point avec une pirouette et des complimens, mais avec un air indépendant et sauvage, une figure pâle et souffrante, une grande épée au côté, force rimes amoureuses et une promenade au clair de la lune.
PAOLINA. — Coquette, superficielle et bavarde.
SEVERiNA, PEPINA. — Personnages de troisième ordre; femmes de plaisir et de parties.
ACTE TREMIER. — Dans la maison de d'Argela. Salon. Portes latérales. Porte au fond, toute grande ouverte et donnant sur une salle de bal, où l'on volt circuler des danseurs, avec ou sans masque.
d'augelA (apercevant sa fille Costanza immobile et rêveuse). Pourquoi celte tristesse ? Ton prétendu va venir. J'entends que tu prennes un autre visage. — costa>za. Mais, mon père. — Quoi ! mais... il n'y a pas de mais. Giustinello est un excellent parti ; il me convient de tous points : son père est riche, considère, Prêteur de la seigneurie ; enfin, j'ai mes plans, et je ne soullrirai point qu'ils soient traversés par les sols caprices d'une petite fille. Je vous enjoins donc de faire bon accueil à Gaëtano; autrement nous pourrions voir là.... — Quoi, mon père? — Vous me comprenez fort bien. Un jeune étourdi vous poursuit, je le sais : un certain Giacomo, de Valence, la plus mauvaise tète de tous les ètudians de Bologne : leur chef, leur coryphée , éternel orateur de toutes les outrecuidantes réclamations des 6co-