SCÈNE
LOYS, PAQURTTE, BERTHAND, dans le cabinet.
LOYS, revenant sur le devant de ta scène. Parti. — Je n'en suis pas, morbleu ! mal satisfait! — Et maintenant, voyons, dis-moi comme il se fait Que notre amoureux lord lui-même ici t'amène?
I'A(^)UETTE.
C'est que je viens d'avoir une ellroyable scène,
Que Grégoire est un monstre, et que je n'en veux plus.
LOVS.
Tu n'en...
PAQUETTE
Oh ! j'ai bien pris mon parti là-dessus.
LOYS
Bon!..
PAQUETTE
Un vilain jaloux, s'il vous platt, qui s'avise De douter que je sois réellement chez Lise,
Et lorsqu'il est bien dit que je dois y coucher.
Court tout chaud, tout bouillant, hier, pour m'y chercher !
Tandis que tu dansais avec nous. — Je devine.
PAQUETTE
En ne m'y trouvant pas, tu jui;es de sa mine, Et comment ce malin mon jaloux me reçut.
— C'est donc vous! cria-t-il, sitôt qu'il m'aperçut; Et, sur ce, le voilà qui vous fait un scandale , M'injuriant tout haut comme dans une halle ,
Me disant de ces mots que ne peut répéter Toute femme qui sait un peu se respecter, Tant, ma foi ! qu'à la fin étant à bout poussée. Sans plus rien ménager je lui dis ma pensée : Qu'il se trompait croyant ainsi m'assujettir, Que je prétendais, moi, danser, me divertir, Et que s'il ne voulait l'avoir pour agréable, Que je m'en moquais bien, et qu'il allât au diable !
LOYS
Bon!..—
PAQUETTE
Tout comme cela. — Sans plus en avoir peur. — Tu juges cependant quelle était sa fureur. — Comment ! comment! — Fort bien, lui dis-je. Je suis lasse Des tristes jours cloîtrés qu'auprès de vous je passe. C'est trop Caire la sotte, et je n'ai pas vingt ans Pour m'enierrer ainsi sans plaisiis plus long-temps.
— Ah ! fit-il. — Et de peur, sans doute, que je sorte,
11 me pousse à ma chambre et part, fermant la porte; Mais j'ai, comme tu sais, ma clé.
LOYS
Si je le sai !
PAQUETTE
Prenant donc mon parti, sitôt qu'il eût laissé La chambre...
LOYS
Tu t'en fus.
PAQUETTE
En dirigeant ma course