‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 65 sur 391 · I.OYS · texte numérisé non relu

I.OYS

Tu l'as donc rencontré ?

PAQUETTE

Justement.

Dès qu'il me vit, il vint vers moi fort galamment; Kt comme pour un ordre il rentrait dans la place. Et que là nous avions la grande porte en face, Il m'offrit un asile.

LOYS

0 roi des vieux pendards!

PAQUETTE

Se comportant d'ailleurs avec beaucoup d'égards; — Car c'est un très brave homme.

LOÏS.

Une lleur, nno nôinc De brave homme.

PAQUETTE

Qui dit m'estimer.

Et qui t'aime.

PAQUETTE

Pauvre homme! il n'est pas beau, c'est vrai. Mais après tout, Qu'est-ce que la beauté? qu'on soit plus beau qu'un loup. C'est tout ce qu'il en faut, comme disait ma mère.

LOYS

Et ta mère parlait comme eût fait Dieu le père. — Milord est vieux, c'est vrai; laid, on ne peut pas plus ; Sot, d'accord; — mais il a, ce bon lord, des écns. Beaucoup d'écus, et, mieux, — il n'en est pas avare ; D'où je dis, moi, Loys, que c'est un homme rare. Et qu'un si bon sei'„'nenr est fait pour être aimé, — Juste comme un oison l'est pour être plumé. —

PAQUETTE

Ainsi...

1,0 vs.

J'entends quelqu'un.

(Regardant aulour de lui, el apercevant la chambre à côté du cabinet.)

Dans cette chambre, vite.

PAQUETTE

Là ! — Mais pas pour long-temps.

LOYS

Tu vas sortir de suite.

(Loys l'enfermant et mettant la clé dans sa poche.) Sous clé. Ce qu'il faudrait, pour compléter ceci. C'est que Grégoire vînt à passer par ici.

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