ACTE IV , SCtNli Mil
MARIE, (l'un petit ton révolté.
A mon âge !.. et pourquoi? sans vouloir vous déplaire, Quand on a dix-sept ans, — je les ai d'hier soir, — On est d'âge, je crois, à pouvoir tout savoir. Je ne suis plus, ma tante, une enfant, et je pense Que si vous, pour parler de joyeuse science, Souvent avec Monsieur demeurez tout le jour. Je puis bien, sans grand ccime, en parler à mon tour.
MILADY
Quoi donc? qu'enteudez-vous par là. Mademoiselle?
MARIE
Que vous êtes en tout un excellent modèle, Matante, et que je veux désormais, pour ma part, En tout vous imiter. —
(Avec une magnifique révérence.)
Adieu, monsieur Ricliard.
(Elle sort.)
LOYS, bas, à Milady, d'un air finement profond.
Entre nous, je crains fort qu'elle n'ait quelque idée
De l'amour dont Messire a l'amc possédée.
MILADY, d'un ton sec.
Vraiment, le croyez vous? Laissez-nous quelque peu.
(Loys sort.)