ACTE IV , SCÈNK VIII
Et coiiitiie le soleil rend tout autre astre sombre. Auprès (le vous aussi toute l)eauté n'est qu'ombre. Croyez donc un amour...
MII.AUY.
Oui... — Vous me flattez bien; Et vous avez raison , car c'est le bon moyen.
RICHARD
Cruelle, c'est amour et non pas flatterie.
MII.ADY.
Soit. Mais plus d'entretien alors avec Marie, — Et maintenant, adieu.
RICHARD
Vous partez !
MILADY
Et ce soir ! — Quand je vous dis adieu, Richard, c'est au revoir.
RICHARD
Ah! mon feu...
MILADY
Sous serment pourtant qu'on va me faire Que l'on se contiendra mieux que la fois dernière. Vous m'entendez.
RICHARD
Du tout.
Comment? — dans le jardin.
Au bal, — vous soupiriez, — vous lue serriez la main, — Parlant fort peu, — c'est vrai, — mais votre hardiesse Me faisait repentir, vraiment, de ma faiblesse.
RICHARD
Vous faisait repentir !
MILADY
Il a l'air d'en douter !
C'eût été bien, vraiment, d'aller vous éroutor,
RICHARD, fi part.
Ah! ce gueux de Loys !
7» LE MENESTREL.
MILADY
Ainsi, c'cslciiose (lile, Richard; — nous amendons ce soir celle conduite.
UlCHARD.
Je voudrais le jurer cl je n'ose.
MILADY
Pourquoi?
UICH&HD.
C'est qu'en de tels inslans, Richard, ce n'est plus moi. Et que de la façon vraiment dont il vous aime, Richard, sur ce qu'il fait, s'ignore alors lui-même.
MILADY
Bien. — Mais alors ce soir appliquez tous vos soins A n'être ici que vous en vous ignorant moins.
Être moi ! — ce sera ditlicile de l'être.
Mais on fera du moins tout pour vous le paraflic.
MILADY
Nous y comptons.
(lUcliard lui baise la main cl l'accompagne jusqu'à la galerie. — Elle sort.)