SCÈNE XIII
Les Mêmes, Des BOURGEOIS armés ; puis, CONDORIER ; puis, HAUTEVILLE, — RICHARD et MARIE.
(Au moment où le gouverneur veut passer , se présentent plusieurs Bourgeois armés.)
PREMIER DES BOURGEOIS
Halte! on ne passe pas.
LE GOUVERNEUR, brandissant son épée.
Par la mort ! —
CONDORIER, paraissant.
Résister dcvieiulruit iiiutik'.
Monseigneur : — nos .soldais sont maîtres de la ville
Aussi bien que du fort. — Reiidez-vous prisonnier.
Me rendre! pas à toi, félon, — ^vil roturier!
UAUTËVILLE, paraissant, armé de pied en cap. Rendez-vous donc à moi, Messire.
LE GOUVERNEUR, élonaé.
Mon beau-frère !
Vous, mon frère, en ce lieu ! Vous, ti-aître à l'Angleterre !
IIAUTEVILLE.
Ne me nommez pas traître. — Un tel nom n'est pas fait Pour celui qui reprend son devoir de sujet. Charles Cinq me rendant les droits de ma naissance, Me rattache à jamais au beau sceptre de France. Je rentre son féal, ainsi que je le doi ; Et je viens en ces murs, comme envoyé du roi. Prendre possession pour lui de la Rochelle. Je suis, vous le voyez, maître en la citadelle. Donc, votre épée. —
LE GOUVERNEUR, la rendant.
Elle est celle d'un chevalier.
HAUTEVILLË.
Et d'un brave entre tous. — Soyez mon prisonnier Sur parole. — A présent, laissez-moi, je vous prie, Vous présenter l'époux de ma fille Marie Dans l'un de mes amis, messire de Beaujeu.
MILORU.
Comment! — expliquez-moi...
RICHARD
Vous saurez tout dans peu.
MILAUY, à demi-voix.
Je vois tout ù présent.
LOYS, qui l'entend, lui dit bas.
Avalez la pilule;
Une faute se dit, —jamais un ridicule, Et...