‹ Œuvres dramatiques de Camille BernayChapitre 98 sur 391 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Assez. — Au nom du ciel ! assez ; tu me tueras.

HUBERT

Et puis , je vis encor, fuyant devant mes pas, Cet infernal chevreuil, cause du fratricide , Tournant vers moi sa tête en sa course rapide ; Et chacun de ses yeux me lançait un éclair Qui me brûlait au cœur.

DERTHE.

Laisse en repos l'enfer, Et prions.

HUBERT

Moi, prier!.. Veux-tu donc voir la terre Et le ciel m'écraser!.. Moi, prier!.. La prière Sécherait mon gosier!.. Le vieillard est sur moi.

(II tombe anéanti dans le fauteuil.)

BERTHE

Hubert, au nom du ciel !..

HUBERT

(On frappe à la porte.) On a frappé , je croi...

C'est son esprit.

Moi?

(Ils se serrent l'un contre l'autre.

BERTHE

Va voir ce que cela peut être.

HUBERT, épouvante-.

BERTHE

J'irai, si tu veux.

Oui , par cette fenêtre... — Va!..

BERTHE

C'est UQ voyageur.

HUBERT

Tu crois?

BERTHE

Faut-il ouvrir?

118 LE VINGT QLATHL lÉVRlER.

HUUEn-r.

Eh ! ce serait Satan, il ne peut mieux venir. Ou vie.

(Berllie va ouvrir.)

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