‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 106 sur 221 · ACTE IV, SCENE VI. ii · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VI. ii

Les apparitions ?

LA NIÈCE

Concertées.

LE CHEVALÏÊR;

Oh ! que je suis malheureux ! Que ne vous étesvous tue éternellenïent l que ne m'avez- vous laissé ma douce erreur î Vous détruisez pour moi la plus agréable pensée de ma vie.

LA NIÈCE

Je ne vous ai pas appelé pour vous flatter ^ mais pour vous supplier de me secourir et de me sauver, comptant sur la noblesse de votre caractère. Hâtezvous de vous éloigner. JNous nous reverrons demain. Ne méprisez point une infortunée créature qui jette ses yeux sur vous comme sur un dieu protecteur.

LE CHEVALIER

Je suis perdu, abîmé pour jamais. Si vous saviez ce que vous m'avez enlevé en ce moment, vous trembleriez , vous n'imploreriez pas ma compassion. Vous m'avez arraché ma confiance en moi-même et en les autres , la foi que j^'avais à la vertu , à l'innocence , à toute espèce de sentiment généreux. Je n'ai plus d'intérct pour personne, et vous désirez que j'en aie pour vous ! Ma confiance a été trompée de la manière la plus honteuse, et vous voulez que je me fie à vous! à vous, double et triple comédienne ! Quel bonheur pour moi d'être venu ce soir même ici , et

ji() LE GRAND-COPHTE.

de ne vous avoir pas laissé le temps de prendre le

masque sous lequel vous comptiez me duper !

LA NIÈCE

Je suis la plus malheureuse des femmes. — Hûtezvous ! fuyez ! on vient.

LE CHEVALIER

Je m'en vais pour ne vous revoir jamais.

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