ACTE IV, SCENE VU
Oii'avez-vous ? vous paraissez toute renversée.
LA NIÈCE
Ah! Dieu! les soupçons de ma tante....
LE MARQUIS
Tu m'affliges , chère enfaùt ; mais je veux te sauver.
LA NIÈCE
Vous savez cependant que^ cette nuit^ je dois jouer le rôle de la princesse. C'est affreux I Venez. ( Elle regarde ai-^ec crainte , du côté du cabinet. )
LE MARQUIS
Demeurez^ demeurez j c'est pre'cisément là le sujet de ma visite. Jouez bien cette nuit votre rôle, et ne vous inquie'tez de rien.
LA NI ACE
Allons-nous-en.
LE MARQUIS
Non pas ; je voulais vous dire... î
LA NIÈCM.
Nous en aurons lout le temps demain.
LE MARQUIS
En aucune façon. Vous paraissez traiter ceJa bien lei^èrement.
ii8 LE GRAND-COPHTE.
Je suis dans le plus grand embarras.
LE MARQUIS
Il se présente encore à vous, pour celte nuit, un événement bizarre auquel vous ne pensiez pas.
LA NIFCE.
Quoi donc ? vous m'effrayez.
LE MARQUIS
Vous devez partir avec moi.
LA NIÈCÇ.
Avec vous ?
LE MARQUIS
Vous dites ce mot avec une sorte de répugnance.
LA NIÈCE
Je ne sais ce que je dois dire.
LE MARQUIS
Je vais vous éclairer en peu de mots. La mascarade à laquelle vous vous préparez n'est pas une simple plaisanterie. Ma femme a obtenu, au nom de la princesse, un important service du chanoine, et vous devez exprimer la reconnaissance de la princesse à cette pauvre dupe.
LA NIÈCE cmbaiTassée.
Je dois lui donner une rose.
Belle récompense pour un tel service ! Sachez que