ACTE V, SCÈNE VI. i
Liùiant désir qui me pousse à la témérité. ( // s'approche d^elle vwement et recule aussitôt. ) Non, ne crai'^nez rien ; mais laissez- moi exprimer ce que je sens ; car le reste de ma vie dépend de votre volonté. Je puis tout avouer^ parce que j'ai sur moi-même assez d'empire pour affronter un si délicieux moment. Bannissez-moi pour jamais de votre présence, si vous m'enlevez Tespérance de me reposer un jour dans ces bras, de tous les tourmens justes et injustes que j'ai soufferts. Prononcez un seul mot. ( // la prend par la main. ).
LA NIÈCE lui pressant la main.
Tout , tout y mais maintenant éloignez- vous.
LE CHANOINE baisant Io8 mains de la nièce.
Vous me rendez le plus heureux des hommes. Régnez sur moi sans partage.
( Deux cors de chasse se font entendre dans l'éloignement, e! prodi'iscnt ensemble la plus agréable cadence. Le chanoine , pendant ce temps , rcéle la bouche colkre sur les mains de la nièce. )