‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 121 sur 221 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les précédens, LA MARQUISE, LE MARQUIS, puis LE COMMANDANT de la Garde suisse ; SUISSES.

LA MARQUISE accourant enlr'eux deux.

Hâtez-vous^ mon ami; éloignez-vous ; j'ai entendu quelque bruit; vous n'êtes point en siu^eté. On pour-

i36 LE GRAND-COPHTÉ.

rait découvrir au château l'absence de la princesse. Hâtez-vous 'y sortons de ce lieu.

LE CHANOINE s'arrachanl arec effort de la position où il était.

Fuyons j il le faut^ je le dois. Adieu, princesse De grâce, ne me laissez pas languir une éternité.

(Il gagne floucemenl , du côîc gauche , le fond dn théâtre.) LA MARQUISE.

Maintenant suivez-moi , ma nièce. Adieu, marquis.' Faites bien vos affaires. Vous reverrez dans peu votre femme, — votre amie. Embrassez-le pour prendre congé de lui , nièce.

LE MARQUIS embrasse sa nièce ol l'attire de son côté.

Par ici , charmante enfant ; venez avec moi. M^ voiture est devant cette porte,

LA NIÈCE tremblante.

O Dieu, que deviendra tout ceci?

LA MARQUISE saisissant sa nièce.

Que signifie cela, marquis? Etes-vous fou?

LE MARQUIS

Point de bruit : cette jeune fille m'appartient. Abandonnez- moi cette adorable créature pour laquelle jYprouve le plus ardent amour, et je vous promets, on revanche, d'exécuter fidèlement tout ce que vous m'avez recommandé. Je pars pour l'Angleterre, je soigne vos intérêts ; nous vous attendons

Page 1