ACTE V, SCf^E Vlï
Nous tous qui sommes ici, chose ëtomiante , si nous souffrons, c'est pour n'avoir pas eu confiance en toi. Aurais-tu ménage' le rendez-vous? ta sagesse ta puissance auraient-elles combiné les circonstances ? ( Réfléchissant un instant et continuant avec résolution.) Non, je ne formerai plus de vœux, je ne me plaindrai plus ; car si^ dans cette aventure, tout avait réussi à notre gré , tu n'aurais pas eu l'occasion de te faire voir dans ta splendeur, et, semblable à un dieu qui descend du ciel, de venir mettre un terme à notre embarras. (^11 s'approche du comte familièrement y le sourire a la bouche. )Qne décidez-^ vous , mon ami ? Voyez , déjà nos gardiens sont comme frappés de stupeur ; un seul mot de vous va les assoupir , leur faire oublier ce qui s'est passé , et alors nous nous échapperons heureusement de leurs mains. Allons, mon ami, serrez-moi sur votre cœur} accordez-moi mon pardon et ma délivrance.
LE COMTE l'embrassant avec gravité.
Je te pardonne. ( Au commandant. ) Nous partirons bientôt d'ici tous ensemble.
LE COMMANDANT souriant.
Oli oui , très-volontiers.
LE CHANOINE
O miracle!
LA MARQUISE ,m niartiuîs.
Que veut dire ceci? S'il allait encore nous sauver!
î44 tÉ GRAND-COPHTE.
LE MARQUIS
Je commence à croire qu'il est réellement sorcier.
LE COMMANDANT
Je n'ai pas besoin d'entendre davantage tous vos discours : seulement , je vois clairement à qui j'ai affaire , quelle doit être ma conduite. ( Se retournant, ) Mais approchez , jeune homme ; vous m'avez assez longtemps laissé seul.