ACTE m, SCENE II. îi
L'ABBÉ
Je le suis^ et plus que vous ne le pensez. Depuis longtemps j'ai pëne'trë vos plans, et celui-là seul qui sait les preVoir et les deviner mérite d'y être initié.
LE SECRÉTAIRE
Que pre'vois-tu^ et que sais-tu ?
L'ABBÉ
Nous en parlerons celte nuit. Le triste sort de cette jeune fille se perd à mes yeux comme un ruisseau dans l'océan , depuis que je songe à quelle puissance factieuse vous vous élevez secrètement , et avec quelle ruse et quelle audace vous espérez prendre la place de ceux qui gouvernent. Vous n'êtes pas les seuls; d'autres visent au même but par de contraires chemins, ainsi s'écroulent la patrie et le trône. Qui peut se sauver, lorsque tout tombe à la fois ?
LE SECRÉTAIRE
J'entends marcher ; retire-toi à l'écart , je t'introduirai quand il en sera temps.