‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 170 sur 221 · ACTE m, SCENE II. îi · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE II. îi

L'ABBÉ

Je le suis^ et plus que vous ne le pensez. Depuis longtemps j'ai pëne'trë vos plans, et celui-là seul qui sait les preVoir et les deviner mérite d'y être initié.

LE SECRÉTAIRE

Que pre'vois-tu^ et que sais-tu ?

L'ABBÉ

Nous en parlerons celte nuit. Le triste sort de cette jeune fille se perd à mes yeux comme un ruisseau dans l'océan , depuis que je songe à quelle puissance factieuse vous vous élevez secrètement , et avec quelle ruse et quelle audace vous espérez prendre la place de ceux qui gouvernent. Vous n'êtes pas les seuls; d'autres visent au même but par de contraires chemins, ainsi s'écroulent la patrie et le trône. Qui peut se sauver, lorsque tout tombe à la fois ?

LE SECRÉTAIRE

J'entends marcher ; retire-toi à l'écart , je t'introduirai quand il en sera temps.

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