‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 185 sur 221 · A.CTE IV, SCENE I · texte numérisé non relu

A.CTE IV, SCENE I

loi dont le juge estimait jadi^ les avis et 1 tance, et que maintenant on vénère comme ma^

LE CONSEILLER

( Après avoir examiné altenlirement la feuille. )

Mes efforts furent peut-être dignes de loué non pas mon mérite. Au reste, il me paraît sir que ce soit précisément à celui qu'il té plaît de mer juste et noble, que tu viennes t'adresse une telle circonstance, en lui présentant avec i un papier que l'on ne peut regarder sans efî n'est pas question ici de droit ni de justice, n force seulement. C'est une violence terrible, serait-elle dirigée avec sagesse et prudence noble enfant t'a été confiée à la vie et à la m( je ne dis pas trop. Elle a été mise entièreme disposition -, chacun donc, le serviteur, legi comme le citoyen , doit te prêter assistance , < cuter les ordres que tu prononceras sur elle.

( Il fend la feBillo. ) LE GOUVERNANTE.

Montre-toi juste encore en cette occasion laisse pas émouvoir seulement aux accusali cette feuille; mais écoute-moi aussi, moi qui grièvement accusée , et accueille avec faveu

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respect. Maintenant on la bannit • je suis chargée de l'éloigner du cercle des siens ^ de l'amener ici pour la conduire ensuite aux îles.

LE CONSEILLER

A une mort certaine^ qui surprend, qui s'avance entourée de vapeurs embrase'es. Là cette fleur céleste se fanera, les couleurs de ses joues s'effaceront; et l'on ne reconnaîtra plus cette taille qui maintenant charme les yeux.

LA GOUVERNANTE

Ecoute-moi avant de prononcer. Cette enfant n'est point coupable ; cela a-t-il besoin de protestations ? mais elle est cause de beaucoup de maux. Un dieu , dans sa colère, Ta jetée comme une pommede discorde au milieu de deux partis qui se font une j^uerre éternelle; d'un côté on cherche à lui assurer le bonheur le plus élevé ; de l'autre on veut la précipiter dans l'abîme. Les deux partis sont résolus. C'est ainsi qu'un double labyrinthe de menées secrètes a enveloppé son sort , que la rage a balancé la ruse ; jusqu'à ce qu'une impatience trop vive ait voulu hâter le moment qui assurait son bonheur. Alors de chaque côté, la dissimulation brisa ses barrières, la violence se déchaîna, en menaçant l'état luimême. Enlin, pour mettre un terme aux crimes des coupables , et pour déjouer leurs desseins , une sentence frappe ma jeune élève , occasion bien innocente du combat, et la relègue dans l'exil ainsi que moi.

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