‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 27 sur 221 · SOLITUDE · texte numérisé non relu

SOLITUDE

Vous dont le templ« est aux lieux solitaires ,

Vous qui régnez à l'ombre des forêts ,

Chacun de nous a des désirs secrets :

Exaucez-les , ô Nymphes tutélaires !

Rendez l'espoir au cœur désenchanté ,

Au coeur brisé faites rentrer la joie.,

Au cœur qui doute ofFrez la vérité ,

Au couple heureux que l'amour vous envoie

N'enviez point un asyle écarté.

Ccur autrefois les Dieux vous accordèrent

Ce qu'aux humains , hélas ! ils refuscrenl

La pitié jointe à ce pouvoir si doux

De secourir qui se confie à vous. ' ' -

iÖl NOTICE

PLICE CONSACREE.

Quand désertant le ciel , à pas lents et sans bruit ,

Les Grâces vers le soir visitent nos campagnes ,

Et , se mêlant aux cliœurs des Nymphes leurs compaguc:. ,

Dansent à la clarté d'une brillante nuit ;

Sous un bosquet touffu cherchant une retraite ,

Le poète s'y glisse , et sa vue indiscrète

Parcourt avidement tous ces corps gracieux

()ui foulent les gazons d'un pied silencieux.

8 vre d'un tel spectacle , il le raconte aux Muses :

Puis , afin d'éviter la colère des Dieux ,

Les Muses, l'instruisant en d'innocentes iTises ,

Donnent à son langage un tour mystérieux.

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