SOLITUDE
Vous dont le templ« est aux lieux solitaires ,
Vous qui régnez à l'ombre des forêts ,
Chacun de nous a des désirs secrets :
Exaucez-les , ô Nymphes tutélaires !
Rendez l'espoir au cœur désenchanté ,
Au coeur brisé faites rentrer la joie.,
Au cœur qui doute ofFrez la vérité ,
Au couple heureux que l'amour vous envoie
N'enviez point un asyle écarté.
Ccur autrefois les Dieux vous accordèrent
Ce qu'aux humains , hélas ! ils refuscrenl
La pitié jointe à ce pouvoir si doux
De secourir qui se confie à vous. ' ' -
iÖl NOTICE
PLICE CONSACREE.
Quand désertant le ciel , à pas lents et sans bruit ,
Les Grâces vers le soir visitent nos campagnes ,
Et , se mêlant aux cliœurs des Nymphes leurs compaguc:. ,
Dansent à la clarté d'une brillante nuit ;
Sous un bosquet touffu cherchant une retraite ,
Le poète s'y glisse , et sa vue indiscrète
Parcourt avidement tous ces corps gracieux
()ui foulent les gazons d'un pied silencieux.
8 vre d'un tel spectacle , il le raconte aux Muses :
Puis , afin d'éviter la colère des Dieux ,
Les Muses, l'instruisant en d'innocentes iTises ,
Donnent à son langage un tour mystérieux.