‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 35 sur 221 · ACTE l, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE l, SCÈNE IL

LE CHANOINE

Mon maître !

LE CHEVALIER

JN'ajoute plus un mot! tes Esprits ne nous épouvantent point j et voici une ëpëe qui te défie toimême. Crois-tu donc que nous n'avons ni bras ni courage pour deTendre ces dames et nous-mêmes ?

LE COMTE

Jeune insensé! poursuis!.... frappe ici, frappe ce sein désarmé! Frappe, afin qu'un signe céleste te confonde, toi et tous les autres. Une triple armure de loyauté, de sagesse et de puissance magique entoure ce sein. Approche, frappe, et cherche avec honte les morceaux de ton épée brisée à mes pieds !

LES HOMMES

Quelle majesté!

LES FEMMES

Quelle puissance!

LES HOMMES

Quelle voixl

LES FEMMES

Quel homme !

LE CHEVALIER

Que dois-je faire ?

LE CHANOINE

Que deviendra ceci?

i4 LK GRAND-COPHTE.

LA MARQUISE

Que (lois-je dire?

LE COMTE

Levez- VOUS j je fais grâce à voire étourderie; je ne veux pas délaisser tout à fait des en fans égarés : cependant je ne vous dispense pas de tout châtiment.

( aux hommes. )

Eloignez- vous! {^les hommes se retirent au fond. )

( aux femmes.)

Et vous^ remettez-vous^ et recueillez-vous.

(Comme s'il parlait confidenliellcment anx Esprits.)

Uriel! Ithrurielî allez rejoindre vos frères.

( aux femme«. )

Voyons maintenant si vous vous souvenez de mes leçons. Quelles sont les vertus essentielles des femmes?

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