‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 36 sur 221 · ACTE I , SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE II

éclat par elles-mêmes ;, mais qu'elles empruntent de riiomme tout leur lustre.

LE COMTE

Bien! écoutez ceci : — En retournant chez vous, vous apercevrez à gauche le premier quartier de la lune brillant dans un ciel clair ; alors vous vous direz l'une à l'autre : Voyez ^ quelle forme elegante! quelle lumière douce! quelle belle taille! quelle modestie! c'est l'image véritable d'une jeune fille grandissant sous l'aile maternelle. Quand vous verrez cet astre dans son plein ^ alors vous vous avertirez l'une Fautre, et vous direz: Gomme elle brille! comme elle est belle cette image d'une heureuse mère de famille! elle tourne son visage vers son époux ; elle recueille les rayons de sa lumière, qu'elle réfléchit ensuite amoureux et purs. Faites bien attention à cet emblème^ et donnez-lui entre vous le plus de vérité qu'il vous sera possible; portez vos méditations le plus loin que vous pourrez ; formez votre esprit ; élevez votre ame ; car c'est alors seulement que vous serez dignes de contempler le visage du Grand-Cophte. Allez; ne transgressez aucun de mes ordres, et que le ciel vous préserve du déclin de la lumière, du triste veuvage! — Partez à l'instant toutes ensemble pour la ville; un repentir sincère peut seul vous acquérir le pardon, et hâter l'arrivée du Grand-Cophte. Adieu.

LA MARQUISE

Le maudit fripon! c'est un fou, un menteur, un

i6 LE GH\ND-COPHTE.

trompeur! Je le sais, j'en suis convaincue, et cependant il m'impose.

( Les femmes »'indinent el so relirenl.)

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