‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 47 sur 221 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

Maison du Marquis.

LE MARQUIS, puis LAFLEUR.

LE MARQUIS revêlu d'un frac élégant et se mirant dans une glace.

Naissance, ï'^^o? beauté, qu'est-ce que cela au prix de l'argent! Combien je rends grâce à la courageuse industrie de ma femme qui a été pour moi une vraie source de biens ! Quelle différence dans ma tournure aujourd'hui que, pour la première Fois, je suis vêtu suivant mon rang! JNon^ je ne puis attendre l'instant où je paraîtrai en public.

(Il sonne,) LAFLEUR.

Qu'ordonne M. le marquis?

LE MARQUIS

Donne-moi mon écrin.

LAFLEUR l'apporte.

Je n'ai jamais rien porté de si lourd.

LE MARQUIS penaanl qu'il ouvre lecrin."

Qu'en (lis-tu? ces deux montres que j'achetailiicr^ ne sont- elles pas belles?

LAFLEUR

Superbes.

Et cette tabatière ?

LAFLEUR

Riche et précieuse.

LE MARQUIS

Cet anneau?

LAFLEUR

C'est encore à vous?

LE MARQUIS

Ces boucles! ces boutons d'acier! tout cela! en voilii-t-il assez ! Ne me trouves-tu pas élégant et mi& en homme de qualité ?

LAFLEUR

Vous éclipserez certainement bien du monde à la promenade.

LE MARQUIS

Que cela me rend heureux! Etre toujours forcé de prendre l'uniforme; être incessamment perdu dans la foule; n'attirer Tattenlion de personne; j'aurais préféré mourir à vivre plus loni^-tcmps de la sorte! — Ma nièce est-elle déjà levée?

LAFLEUR

Je crois fjiiVUc Test à peine : an niuiiib eile n'a

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