LES PRÉCÉDENS, LE CHEVALIER
LA MARQUISE
Il parait que vous avez aussi peu dormi que moi.
LE CHEVALIER
Certes, cette fois le comte a bien exercé notre pa-
tience, surtout la mienne. Il nous a fait rester une grande heure dans le jardin ; puis il nous a ordonné de monter en voiture et de retourner chez nousj pour lui;, il entra dans la maison avec le chanoine.
LA MARQUISE
Enfin nous voici donc tous arrivés heureusement à la ville.
LE CHEVALIER
Mademoiselle est votre nièce que vous nous avez annoncée?
LA MARQUISE
C'est elle.
LE CHEVALIER
Je vous prie de me présenter à elle.
LA MARQUISE
Voici Iç chevalier G reville, mon digne ami.
LA NIÈCE
Je me réjouis de faire une aussi agréable connaissance.
LE CHEVALIER la considérant arec attention.
Votre tante n'a rien dit de trop , certes vous serez. le plus bel ornement de notre société.
LA NIÈCE
Je m'aperçois qu'il faut s'accoutumer dans le faraud monde à entendre ces expressions flatteuses. Je sens combien je les mérite peu^ et j'en suis confuse au fond du cœur* il y a peu de temps encore, de pareils oomplimcns m'auraient fort embarrassée.