‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 56 sur 221 · LES PRÉCÉDENS, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENS, LE CHEVALIER

LA MARQUISE

Il parait que vous avez aussi peu dormi que moi.

LE CHEVALIER

Certes, cette fois le comte a bien exercé notre pa-

tience, surtout la mienne. Il nous a fait rester une grande heure dans le jardin ; puis il nous a ordonné de monter en voiture et de retourner chez nousj pour lui;, il entra dans la maison avec le chanoine.

LA MARQUISE

Enfin nous voici donc tous arrivés heureusement à la ville.

LE CHEVALIER

Mademoiselle est votre nièce que vous nous avez annoncée?

LA MARQUISE

C'est elle.

LE CHEVALIER

Je vous prie de me présenter à elle.

LA MARQUISE

Voici Iç chevalier G reville, mon digne ami.

LA NIÈCE

Je me réjouis de faire une aussi agréable connaissance.

LE CHEVALIER la considérant arec attention.

Votre tante n'a rien dit de trop , certes vous serez. le plus bel ornement de notre société.

LA NIÈCE

Je m'aperçois qu'il faut s'accoutumer dans le faraud monde à entendre ces expressions flatteuses. Je sens combien je les mérite peu^ et j'en suis confuse au fond du cœur* il y a peu de temps encore, de pareils oomplimcns m'auraient fort embarrassée.

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