SCÈNE IIL
LE GHAJNOINE, ensuite UN DOMESTIQUE,
puis JACK.
LE CHANOINE considérant le collier.
Superbe ! magnifique î — et bien digne du cou blanc et délié qui doit le porter ; digne du céleste sein qu'il doit effleurer. Vole vers elle, brillant bijou ; qu'elle sourie un moment , et pense avec complaisance à l'bomme qui basarde beaucoup pour lui procurer cette jouissance. Va , sois-lui une preuve que je suis prêt à tout faire pour elle. ( 7?egardant le collier, ) Si j'étais roi y tu serais pour elle Une surprise , un présent , et bientôt tu serais éclipsé par des présens plus précieux. — Ab ! qu'il est triste et pénible pour moi de ne faire ici que la fonction de courtier !
UN DOMESTIQUE portant un billeW
Un messager de la marquise.
LE CHANOINE
Qu'il attende.
( Le domeslique sort. )
( // lit. ) « Si le bijou est entre vos mains, veuil- » lez le remettre à l'instant au porteur. J'ai la plus » belle occasion de le faire partir • une femme-de- » cbambre de la princesse est à la ville ; j'enverrais » à notre divinité différens objets de toilette, et » j'y joindrais ics joyaux. La récompense pour ce
es LE GRÂND-COPHTE.
)) petit service vous attend cette nuit même. Dans » un quart d'heure je serai avec vous. Quel sur- » croît de bonheur en un jour ! la vue du Grand- )) Cophte , et celle d'un ange! Adieu, mon cher ami, » le plus heureux des élus. Brûlez cette lettre. »
En croirai-je mes yeux? Cette nuit! vite! vite! sois l'avant-coureur du plus heureux des mortels î
( Il écrit q^uelq^ues mots et cacheté récrin. )
Pourquoi tout se presse- t-il à la fois aujourd'hui? une seule soirée m'indemnisera- t-elle de tant d'ennui^ d'impatience et de chagrin? Arrive enfin, moment ardemment attendu de mon bonheur ! Esprits célestes , conduisez-moi vers le sanctuaire des connaissances secrètes! Amour, introduis-moi dans le tien 1 ( // sonne. )
( Uu domestique entre. ) LE CHANOINE.
Qui est là de chez la marquise ?