‹ Œuvres dramatiques de J.W. GoetheChapitre 80 sur 221 · LE COMTE, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE COMTE, LE CHEVALIER

LE COMTE

Jeune homme !

LE CHEVALIER, qui pendant ce temps est demeuré pensif et immobil«,'

Adieu ^ monsieur le comte.

LE COMTE

Où voulez-vous aller? Je ne vous laisse point sortir.

LE CHEVALIER

Ne me retenez pas ; je ne veux pas que vous m'arrêtiez.

LE COMTE

Demeurez.

8o LE GRAND-COPIITÈ.

LE CHEVALIER

Oui y mais le temps nécessaire pour vous remercier du bien que vous m'avez enseigné^ des connaissances que j'ai puisées dans vos leçons , du désir de Lien faire que vous avez fait naître en moi. Adieu , maintenant^ adieu pour toujours! J'ai payé la dette de la reconnaissance à mon bienfaiteur. Adiv-u ! Je vous dirai seulement : Vos bienfaits ne me faisaient point rougir, car je croyais les devoir à un homme généreux.

LE COMTE

Continuez y continuez ; achevez de tout dire avant de quitter la place.

^''v^ous le voulez , vous l'ordonnez ; soit donc. O comte l comment avez- vous anéanti en un moment mon bonheur et mes espérances. INe m'avez-vous pas mieux connu , mieux jugé?

LE COMTE

En quoi me suis-je donc tant trompé ? Je voyais en vous un jeune homme avide de bonheur et aspirant à la fortune et au rang, avec d'autant plus de chaleur que sa position ne lui permettait pas de hautes espérances.

LE CHEVALIER

Ouij mais ne montrais- je pas aussi un cœur plein de mépris pour les moyens vils et bas? Ne voulais-jc pas tenir mon plus beau titre de ma fraucliisc ;, de

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