ACTE III; SCENE IX
LE CHEVALIER
O ! apprends-nous peu à peu à les épelcr.
LE COMTE
Avant toutes choses , il faut que vous reconnaissiez que leur vertu ne dépend pas du mouvement des lèvres, ni des syllabes prononcées , mais bien du cœur qui envoie ces syllabes à la bouche. Vous apprendrez le pouvoir qu'une ame innocente a sur les esprits.
LA NIÈCE à pari.
Ah Dieu ! il va m'appeler; je tremble, mon cœur palpite 5 que je jouerai mal mon rôle ! Je voudrais être bien loin d'ici et n'avoir jamais vu cet homme.
LE COMTE
Approche - toi , belle et innocente enfant^ approche sans crainte. Livre ton cœur à la joie d'avoir été choisie pour le bonheur auquel un si i^^rand nombre aspire.
LE CHANOINE
Que va-t-il résulter de là ?
Quel projet avez-vous ?
LE COMTE
Attendez et faites attention.
( Musique. )
( Le comte fait im signe : un trépied s'clôvc de terri'; il siipf.nrlo un globe illuminé- Le comle fait signe à la nièce , met sur la lèlc de cette jeune fille le voile qu'il portait auparavant lui-même , de manière cependant que son visage demeure dcconrert. Elle va se placer derrière le trépied. Pendant cette cérémoni« , le com'c abandonne son air