ACTE V, SCENE VI. a4i
DORANTE
D'une intrigue !
LISETTE
Oui, Monsieur; il est persuadé Que vous êtes un fourbe adroitement aidé Par ces personnes-là, qu'il croit que l'on suppose Pour décrier Damis.
DORANTE
Ah! ah ! c'est autre chose.
( à Géronte. ) En ce cas-là, Monsieur, vous n'avez d'autre tort Que d'être trop crédule. Apprenez-nous d'abord Quel est l'homme impudent qui vous a fait ce conte.
Gin ON TE.
C'est quelqu'un qui bientôt va vous couvrir de honte.
DORANTE
Mais qui donc?
GERONTE.
C'est Damis qui m'a désabusé; Et vous me jouiez tous le tour le plus rusé, S'il ne m'eût averti qu'un prétendu Dorante, Et qu'une fausse Orphise, avecque sa suivante, Aussi subtile qu'elle, étoient venus chez moi, Bien payés par Cléon, d'un air de bonne foi, Se plaindre que Damis étoit un infidèle, Un perfide, un ingrat, indigne d'Isabelle.
(à Ariste.)
Tantôt même on a feint dans votre appartement, Sous le nom de Damis, un raccommodement, i. 16
a4a L'INGRAT.
( en montrant Pasqain. )
Parce qu'on savoit bien que j'écoutais. Ce traître A si bien imité tous le& tocs de son maître....
AIUSrTE.
Et c'est Damis encor <jui \*us a dit cela? Sans doute.
* AR19TK.
Est-il ua fourbe égal à celui-là ?
orphise.
Se l'avoue à m* boule, un excès de tendresse Jusqu'à lui pardonner a porté ma faiblesse ; Par un faux repentir il * séduit mon cœur: Mais je y ois à présent l'excès de mon malheur; Ce que j'apprends, ici me le fait trop connoître. Aussi hardi menteur, qu'infidèle, que traître....
GÉRÔNTE.
Quoi donc ! ce n'étoit pas ce fripon de valet , Qui, le contrefaisant?...
PASQUIN
No», Monsieur; le soufflet, Encor chaud sur ma joue, appartient à la sienne : Ne puû-je vous, le rendre, afin qu'il lui revienne?
GÉBOIVTE.
Maraud ! votre concert est bien exécuté 1 Mais , parbleu ! le concert sera déconcerté J'attends Damis.
ORPHISÎ.
C'est trop souffrir son imposture.