ACTE II, SCENE X. 3o
FRONTI1T.
Il a tort,
LE CHEVALIER
Ai-je lieu de l'aimer, je te prie?
Il veut même empêcher que je ne me marie.
DORANTE
A te dire le vrai , je crois qu'il a raison. Pourquoi te marier ? Un cadet de maison ?
LE CHEVALIER
Eh palsambleu ! faut-il qu'un cadet se morfonde ? Et les aînés tout seuls peupleront-ils le monde? Oh ! je Yeux peupler, moi.
DORANTE
. Mais n'ayant pas de bien....
LE CHEVALIER
Va, pour en acquérir, je sais un bon rhoyen : Notre vieille maman, cette madame Argante, A de l'argent, dit-on , et cet argent me tente. Je prétends, au plus tôt, épouser ses écus.
Bon. Tu m'.empêcheras d'essuyer un refus.
LE CHEVALIER
Comment ?
BORANTE.
Je me prépare à» demander Julie ; Et je brûle de voir cette affaire accomplie.
FRONÏIir.
Julie emporte donc la victoire ?