‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 239 sur 357 · ACTE IV, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VIII

Mme AR GANTE.

Non pas. Mais le dépit....

LE CHEVALIER

Mais le don de ma foi N'est qu'à ce prix. Je veux vous avoir tout entière : Et, pour m'en assurer, la plus sûre manière, C'est que de votre amant vous fassiez un beau-fils.

M" AR6ANTE

Vous êtes donc jaloux ?

LE CHEVALIER

Princesse , à votre avis , Ai-je tort? Vous l'aimiez. Mais, s'il est votre gendre , Vous n'aurez rien sur lui désormais à prétendre.

M"* ARGANTE

Mais vous donnant parole....

LE CHEVALIER

Oui, parole! non, non, Cela ne suffit pas; l'amour est un fripon.

M"* ARGANTE

Donnez-moi , tout au moins, le temps de me résoudre.

LE CHEVALIER

Pas un instant.

Mme ARGANTE.

Bon Dieu, quel tyran!

LE CHEVALIER

Que la foudre M'écrase en ce moment, si je souffre un délai. Décidez tout à l'heure, ou , parbleu , je romprai.

M^ARGAWTE, tristement.

Puisque vous le voulez, dites-lui qu'il espère.

LE CHEVALIER

Je lui porte parole, et j'amène un notaire. Sans adieu , mon amour.

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