‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 257 sur 357 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

PYRANTE, LYSIMON, FRONTIN.

PYRANTE.

Écoutez.

LYSIMON.

Vous me parlez en vain.

PYRANTE.

Croyez-moi.

LYSIMON.

Rien ne peut empêcher mon dessein.

Toujours désobéir, toujours me contredire ! L'impudent ! Il osoit , sans même m'en instruire , Épouser une folle à cinquante ans passés !

PYRANTE.

Mais il n'y pense plus; et....

LYSIMON.

Ce n'est pas assez ; Je prétends le punir d'une telle insolence , Et le faire enfermer.

PYRANTE.

Bon , bon ! quelle apparence Qu'après?....

LYSIMON.

J'ai sur cela voulu le quereller; Savez- vous de quel ton il vient de me parler?

PYRANTE.

Son peu d'égard pour vous avec raison vous blesse; Mais qui produit cela? C'est le peu de tendresse i. a5

Que vous lui témoignez en chaque occasion.

Vous ne lui faites voir que de la passion ;

A vos corrections l'ehtportement préside*

Et vous ne montrez point que la raison vous guide.

Or, c'est la raison seule , et non l'emportement ,

Qui tire les enfants de leur égarement

LYSIMON.

Pour les spéculatifs, ce discours fait merveilles; Il enchante d'abord l'esprit et les oreilles. Veut-on le pratiquer : on voit incontinent Que ce discours si sage est fort impertinent

PTRANTE.

Point du tout, et moto fils me prouve lé contraire.

LYSIMTOff.

Eh ! morbleu , vous cherchez en tout à lui complaire. Mais s'il aimoit Julie, à présent, malgré vous; Que, voulant l'épouser, il vous mît en courroux, Pourriez-vous vous flatter , père prudent et sage, De le forcer à rompre un pareil mariage?

PTRANTE.

Je n'ai qu'à dire un mot, il y renoncera.

LYSIMOST.

Vous vous moquez de moi.

p'yêaIcte.

Ndn. Quand il vous plaira , Je feindïai devait votfe que je veux qtrïl rertoncê A l'hymen de Julie.

LTSIMOIf.

Eh bien ! si sa réponse

Page 1