ACTE II, SCENE VIL
 rompre vos projets me voilà préparée ; Point de quartier * morbleu! la guerre est déclarée.
DAMOBT.
Que Lisette me plaît dans sa vivacité !
Ce petit air mutin augmente ta beauté ;
Il donne un agrément aux discours que tu lâches,
Et tu n'as de l'esprit que lorsque tu te fâches.
Tu peux donc Réchapper autant que tu voudras ;
Bien loin de m'offenser , tu me divertiras.
L^ANDBE.
Vous la poussez trop loin, et cette repartie N'est pas....
DAMOtf.
Ah! tu te mets aussi de la partie ?
Mais je veux faire grâce à ton zèle indiscret. Çà, parlons de ton maître, et de votre projet; Je me fais, je t'assure, un plaisir très-sensible iDe parler tête à tête à ce rival terrible.
LtiAlIBRK*
Vous êtes gentilhomme , il l'est
OAHOK.
Est-il riche ?
Oui.
Gela suffit.
BAMON.
Bienfait?
LÉANDRE
Vous verrez.
DAMOK.
De l'esprit?
LÉÀffDRE.
Il est homme d'honneur, il a de la naissance ; Voilà sur quoi je puis le vanter par avance : Peut-être son esprit y répond dignement; Mais je dois sur cela parler modestement
DÂMON.
Ah ! tu me mets au fait. C'est Damis. Dieu me damne ! Il fait le doucereux auprès de Marianne. Voilà donc , mon enfant , ce dangereux rival ? Il est de mes parents, je n'en dis point de mal; Mais , au fond , c'est un fou que tout le monde évite. Un nom fort respectable est son plus grand mérite. Insolent, indiscret, débauché ,' grand hâbleur, Plus poltron qu'une femme, et toujours querettfcur.
LISETTE
Pour prendre un tel époux Marianne est trop sage, Et j'empêcherais bien un pareil mariage»
LÉANDRE
Damis n'est point celui dont il s'agit ici : Mais ce mystère encor ne peut être éclairci. Bientôt votre rival en ces lieux doit paraître; Il se fait estimer , lorsqu'il se fait connoître i Il n'est point insolent, indiscret, querelleur, Et, de toutes façons, sait disputer un cœur.