ACTE II, SCENE XII. 45i
Pour pouvoir aspirer à nie voir votre époux. On va vou9 apporter étoffes et bijoux ; Et deux mille louis offerts dans cette bourse, Vous diront que je sors d'une assez bonne source.
MARIANNE
Ah , ciel ! Que m'offrez-vous ?
RICHESOURCE.
Et pourquoi donc ce cri ?
BAMOK.
Vous vivrez trop contente avec un tel mari.
Par les meubles, le train, les habits, les livrées,
Vous obscurcirez tout, jusqu'aux femmes titrées;
On les verra de vous médire chaque jour,
Et pourtant s'empresser à vous faire la cour.
Vous tiendrez table ouverte, et sa délicatesse
Attirera chez vous le marquis, la duchesse,
Le duc , le prince même; en un mot , tous les grande ,
Des festins délicats convives très-friands.
Qu'un pied-plat, aujourd'hui, fasse de là dépense,
On oublie à l'instant son obscure naissance.*
RICHESOURCE. )
Morbleu ! je puis lui faire un sort plus gracieux - Qu'un marquis qui ne peut compter que ses aïeux. Votre père , d'ailleurs , m'a donné sa parole. MARIA tf NE.
Je ne vous aime point. I
RICHESOURSE.
Mais vous êtes donc folle?
DAMOïf.
Remportez vos présents , mon cher Marquis.
Pourquoi ?
DAMON
Madame est résolue à me donner sa foi ; Moi, je fais mon bonheur de m' unir avec elle : Voilà tout le mystère.
RICHESOURCE.
Ah, ah! Mademoiselle, Vous avec le cœur pris! N'inporte, malgré vous....
DAMON
Cessez votre poursuite , ou craignez mon courroux.
RICHESOURCE.
Moi?
DAMON
Vous.
RICHESO URCE met la main sur la garde de son épée , et voyant que Damon ya faire de même :
Holà , mes gens !
MARIANNE, voyant que Damon va pour attaquer Richesonree.
Damon, qu'allez-vous (aire?
RICHESOURCE.
; Par la morbleu ! je vais.... m'en plaindre à votre père.