ACTE IV, SCENE IL
LOLIVE.
Monsieur ?
CÉRONTE.
Viens çà que je t'assomme.
LOLIVE.
Si vous ne m'appelez, Monsieur, que pour cela, Je crois qu'il vaut autant que je demeure là.
GÉBONTE.
Je te roûrai de coups.
LOLIVE.
N'en prenez pas la peine ; Cette expédition vous mettroit hors d'haleine.
GÉRONTE
Hé bien 1 j'ai des valets propres à cet emploi , Dont le bras en fera la fonction pour moi.
Je sais que vous avez un fort bon domestique , Trois grands garçons bien faits....
GÉRONTE
C'est de quoi je me pique.
LOLIVE.
Pleins de zèle pour vous, et c'est avec raison....
GÉRONTE
Finis. Comme tu sais , c'est ici ma maison.
LOLIVE.
Sur elle , de ma part, n'ayant point d'hypothèque , Je n'y demande rien, et, comme dit.... Sénèque.... C'est mal fait.... d'envier l'héritage d'autrui.... Je pense là-dessus sagement, comme lui, Et je m'en vais, Monsieur.
8u LE CURIEUX IMPERTINENT.
GÉRONTE
Non , non , je prétends , traître , Que si tu sors d'ici , ce soit par la fenêtre.
LOLIVK fuît, et Gérante le retient.
La porte me suffit.
GÉROITTE.
Ah ! changeons de discours.
Es-tu hien fatigué de ton voyage à Tours? Attendrons-nous long-temps le père de Léandre?
LOLIVK.
Monsieur.... pour vous parler.... si vous voulez l'attendre.. Vous le pouvez.... sinon il fondra....
GÉRONTE
DuMesnil, La Jonquille, la Fleur.