‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 221 sur 637 · DUNOIS, JEANNE · texte numérisé non relu

DUNOIS, JEANNE

DUNOIS

Tu es mon épouse, je t'ai crue innocente au premier moment, et je le crois encore ; je me fie plus à toi qu'à tous ces signes, qu'à ce tonnerre qui retentit dans le ciel. Ta noble colère garde le silence, enveloppée dans sa vertu divine. Tu dédaignes de confondre ces honteux soupçons ; eh. bien! dédaigne-les, mais confie-toi à moi qui n'ai pas douté un instant de ton innocence : je ne te demande pas une parole; mets seulement ta main dans la mienne ; je ne veux pas d'autre gage, ni d'autre assurance pour connaître que tu te confies hardiment à mon bras et à la bonté de ta cause.

11 veut prendre la main de Jeanne , elle se détourne en la retirant. Il demeure immobile de surprts».

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THÉÂTRE DE SCHILLER

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