‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 241 sur 637 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Précédens, MORTIMER, neveu du chevalier Paulet, entre, et sans faire paraître la moindre attention pour la reine, s'adresse à Paulet.

MORTIMER

On vous demande, mon oncle.

Il s'éloigne de la même manière. La reine semfcle remarquer avec peine ce manque d'égard.et s'adresse à Paulet, qui suit Mortimer.

MARIE

Encore une grâce, sir Paulet. Quand vous aurez quelque chose à me signifier, de vous je puis supporter beaucoup : j'honore votre âge; mais je ne saurais soutïrir l'insolence de ce jeunehomme; épargnez-moi le déplaisir de voir ses manières brutales.

PAULET

Ce qui le rend désagréable à vos yeux le fait estimer de moi : il n'est pas du nombre de ceS faibles insensés qui se laissent séduire par les feintes larmes des femmes. Il arrive de Paris et de Reims, mais il a su conserver un cœur digne de la vieille Angleterre. Tout votre art échouera près de lui, madame.

11 s'en va.

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv-vvvvvvvvvvv/vvvxvvvv

Page 1