SCÈNE m
Les Précédens, MORTIMER, neveu du chevalier Paulet, entre, et sans faire paraître la moindre attention pour la reine, s'adresse à Paulet.
MORTIMER
On vous demande, mon oncle.
Il s'éloigne de la même manière. La reine semfcle remarquer avec peine ce manque d'égard.et s'adresse à Paulet, qui suit Mortimer.
MARIE
Encore une grâce, sir Paulet. Quand vous aurez quelque chose à me signifier, de vous je puis supporter beaucoup : j'honore votre âge; mais je ne saurais soutïrir l'insolence de ce jeunehomme; épargnez-moi le déplaisir de voir ses manières brutales.
PAULET
Ce qui le rend désagréable à vos yeux le fait estimer de moi : il n'est pas du nombre de ceS faibles insensés qui se laissent séduire par les feintes larmes des femmes. Il arrive de Paris et de Reims, mais il a su conserver un cœur digne de la vieille Angleterre. Tout votre art échouera près de lui, madame.
11 s'en va.
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