SCÈNE y
MARIE, KENNEDI.
Ah! qu'avez vous fait? Elle part furieuse; maintenant c'en est fait, toute espérance s'évanouit.
MARIE, encore hors d'elle-même.
Elle part furieuse, et emporte le trait mortel dans son cœur. {Se jetant dans les bras d'Anna.) Ah! quelle douceur, Anna ! Enfin, après tant d'années d'abaissement et de souffrance, un instant de vengeance et de triomphe! De quel énorme poids mon cœur a été soulagé ! J'ai porté le poignard dans le sein de mon ennemie.
KENNEDI.
Ah I malheureuse, quel transport vous ég«fl^ Vous avez blessé l'implacable; elle tient la foftdre, elle est reine. Vous l'avez outragée aux yeux de son amant.
MARIE
Je l'ai humiliée devant Leicester. Je le voyais, son maintien attestait mon triomphe. Quand ^ j'abaissais l'orgueilleuse, H était là, sa présence'^ me donnait des forces.
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