SCÈNE II
Les Précédens; BURLEIGH entre en parlant à D A VISON.
BURLEIGH
Qu'on rédige sur-le-champ l'ordre de l'exécution et qu'il soit revêtu du sceau ; quand il scrq
THÉÂTRE DE SCHILLER
prêt, il sera présenté à la signature de la reine. Allez ; il n'y a pas de temps à perdre.
DAVI90N.
Cela sera fait.
Il sort.
l'aubuspinb, allant à la rencontre de Purleigh. Mylord, je partage d'un cœur sincère la joie si juste de toute l'Angleterre; grâces soient rendues au ciel, qui a préservé du coup de l'assassin la tète de la reine.
BURLEIGU.
Grâces lui soient rendues, pour avoir confondu la scélératesse de nos ennemis.
l'aubespink.
Puisse Dieu maudire les auteurs de cet exécrable attentat !
BURLËIGII.
Leurs auteurs et leurs indignes instigateurs. l'aubespine , à Kent.
Quand il plaira à votre seigneurie, mylord maréchal, de m'introduire chez sa majesté, je mettrai à ses pieds, ainsi que je le dois, le témoignage des sentimens du roi mon maître.
BURLEIGH
Épargnez-vous ce soin, comte de l'Àubespine.
l'aubespine, avec empressement.
Je connais mon devoir, mylord Burleigh.
BURLEIGH
Votre devoir est de quitter cette lie au plus vite.
l'a0bespine $e recule avec étonnement.
Quoi!... qu'est-ce donc?
La sainteté de votre caractère vous protège encore aujourd'hui, mais plus demain.
l'adbespinb.
Et quel tort me reproche-t-on î
BUHLEIGH.
Dè« qu'il sera prononcé, il ne pourra plus être pardonné.
l'adbkspine.
J'espère, mylord, que le droit des ambassadeurs...
burleigh.
Ne sert point d'abri aux criminels d'Etat.
LKICESTER et KENT.
Ciel t qu'est-ce donc?
l'aubespine.
Mylord, songez-vous bien...
BURLEIGH
Un passeport signé de votre main a été trouvé lut le meurtrier.