SCÈNE XII
DAVISON seul; puis BURLEIGH.
DAVISON
Elle sort. Elle me laisse "sans décision, hésitant sur cet ordre cruel. Que ferai-je? Dois-je le garder? Dois-je en user? {À Ilurleigh qui entre.) Ah ! heureusement, heureusement vous arrivez, mylord. C'est vous qui m'avez placé dans la charge que j'occupe, délivrez-m'en. J'y renonce , j'en ignore les devoirs. Laissez-moi retourner dam l'obscurité dont vous m'avez tiré : je ne convien» pas à cette place.
BUKLEIGH.
Qu'est-ce donc, sir Davison? remettez-vous! où est la sentence? La reine vous a fait appeler.
DAVISON
Elle vient de me laisser. Elle était fort irritée. Ah! conseillez-moi, venez à mon secours; arrachez-moi à ce doute infernal Voici la sentence.
BURLEIGH, empressé.
Vous l'avez? donnez-la-moi... Donnez.
DAVISO.N.
Je n'ose point.
BURLEIGH
Pourquoi ?
DAVISON
Elle ne m'a point positivement expliqué sa volonté.
Quoi, positivement? Elle a signé... Donnez.
DAVISON
Dois-je la faire exécuter? ne le dois-je pasî Grand Dieu ! sais-je quel est mon devoir?
MARIE STUART
BURLEiGH , le pressant.
Vous devez sur-le-champ, à l'instant, la faire exécuter... Donnez... Vous êtes perdu, si vous
diifdrez.
DAVISON
■Te suis perdu, si je iiâte l'exécution.
BURLEIGH
Vous êtes insensé... Vous êtes hors de vous.. Donnez.
Il lui arrache la sentence , et s'en va en l'eniportanW DAVisopt , le suivant.
Que faites-vous? Arrêtez... Ah! vous me préci pitez dans ma ruine.
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