‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 288 sur 637 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Précédens, MARGUERITE KURL ; elle porte une coupe d'or remplie de vin; elle la pose sur une table, et pâle et tremblante elle s'appuie sur un fauteuil.

MELVII,.

Qu'est-ce, madame? d'où vient ce trouble?

MARGUERITE

0 Dieu !

BURGOYN.

Qu'avez-vous ?

MARGUERITE

Ah! qu'ai-je été obligée de voir!

MELVIL

Revenez à vous ; dites-nous ce que c'est.

MARGUERITE

Comme pour apporter cette coupe je montais le grand escalier qui descend dans la salle d'en bas, la porte s'est ouverte; et j'y ai vu... j'ai vu... 6 mon Dieu !

MELVIL

Qu'avez-vous vu ? remettez-vous.

MARGUERITE

Tous les jnurs sont tondus de noir, un grand échafaud recouvert d'un drap noir, est dresse ; au milieu un bloc noir, un coussin, et près de là une hache récemment aiguisée. La salle est pleine de gens qui se pressent autour de l'échafaud, et qui, les yeux avides de sang, demandent la victime.

LES FEMMES

Que Dieu accorde sa grâce à notre chère maîtresse !

MELVIL

Remettez-vous, elle vient.

(VVV1'VVVVVVVVVVVVVVAAAA'V\A^VA/VV\\VV\\'VVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVV\'\

Page 1