SCÈNE IX
Les Précédens, sans le CAPUCIN.
LE CHASSEUR, OU Sergent-major.
Dites-moi, que veut-il dire, avec son coq, dont
le général ne peut pas entendre léchant? disait-il
ça seulement pour le braver et l'insulter?
LE SERGENT-MAJOR
Je puis vous contenter la-dessus, ça n'est pas sans fondement. Le général est singulièrement né, il a surtout une grande délicatesse d oreille; il ne peut pas entendre miauler le chat, et le cri du coq lui fait un effet d'horreur.
PREMIER CHASSEUR
11 a cela de commun avec le lion.
LE SERGENT-MAJOR
Il faut que tout soit en silence autour de lui ; c'est la consigne donnée à la garde, quand il est enfoncé dans te» grandes pensées.
|>ES VOIX dans la lente, tumulte.
Arrêtez le coquin ! tombez dessus, tombez rtesitul
LE PAYSAN
Miséricorde! au secours!
d'autres voii.
Silence ! paix donc !
PREMIER CHASSEUR
Le diable m'emporte ! on se tape là-dedans !
SECOND CHASSEUR
Il faut que j'en sois.
Il court dans la tente.
LA CANTINIÈRE SOrt.
Le coquin ! le scélérat!
LE TROMPETTE
Et qui vous met donc si fort en colère ?
LA CANTIMÈRE.
Le gueux ! le misérable ! le voleur de grand chemin! Faut-il qu'une chose comme ça se passo dans ma tente! ça me déshonorera au vis-à vis de messieurs les officiers.
LE SERGENT-MAJOR
Eh bien! notre cousine, qu'est-ce que c'est donc?
LA CANTINIÈRE
Ce que c'est? ils ont saisi là-dedans un paysan qui avait de faux dés.
LE TROMPETTE
Ils l'amènent ici avec son fils.
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