‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 319 sur 637 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Précédens, sans le CAPUCIN.

LE CHASSEUR, OU Sergent-major.

Dites-moi, que veut-il dire, avec son coq, dont

le général ne peut pas entendre léchant? disait-il

ça seulement pour le braver et l'insulter?

LE SERGENT-MAJOR

Je puis vous contenter la-dessus, ça n'est pas sans fondement. Le général est singulièrement né, il a surtout une grande délicatesse d oreille; il ne peut pas entendre miauler le chat, et le cri du coq lui fait un effet d'horreur.

PREMIER CHASSEUR

11 a cela de commun avec le lion.

LE SERGENT-MAJOR

Il faut que tout soit en silence autour de lui ; c'est la consigne donnée à la garde, quand il est enfoncé dans te» grandes pensées.

|>ES VOIX dans la lente, tumulte.

Arrêtez le coquin ! tombez dessus, tombez rtesitul

LE PAYSAN

Miséricorde! au secours!

d'autres voii.

Silence ! paix donc !

PREMIER CHASSEUR

Le diable m'emporte ! on se tape là-dedans !

SECOND CHASSEUR

Il faut que j'en sois.

Il court dans la tente.

LA CANTINIÈRE SOrt.

Le coquin ! le scélérat!

LE TROMPETTE

Et qui vous met donc si fort en colère ?

LA CANTIMÈRE.

Le gueux ! le misérable ! le voleur de grand chemin! Faut-il qu'une chose comme ça se passo dans ma tente! ça me déshonorera au vis-à vis de messieurs les officiers.

LE SERGENT-MAJOR

Eh bien! notre cousine, qu'est-ce que c'est donc?

LA CANTINIÈRE

Ce que c'est? ils ont saisi là-dedans un paysan qui avait de faux dés.

LE TROMPETTE

Ils l'amènent ici avec son fils.

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