SECOND TYROLIEN
Le Tyrolien ne coimaît que son général.
PREMIER CUIRASSIER
Il faudra donc que chaque régiment fasscéf un beau mémoire, et déclare qu'il ne veut être détaché des autres ; qu'on ne pourra ni force ni par adresse nous sé[)arer de ^yallc^sl qui est le père du soldat. On présentera reg tueusement ce mémoire à Piccolomini, au s'entend; il connaît bien toutes les alfaircs; du crédit auprès de Triedland, etilestausst une bonne passe à la cour, chez l'empcreufi
SECOND CHASSEUR
Allons, c'est dit, tout est bien convenu; lotnini sera notre orateur.
LE TROMPETTE, LE DRAGON, LE PREMIER CUAM LE SECOND CUIRASSIER, LES TYROLIENS, enSetW
Piccolomini sera notre orateur.
Ils veulent s'en aller
LE CAMP DE WALLENSTEIN
LE SERGENT-MAJOR
Encore un terre, camarades. {Il boit.) A 1 1 ité de Piccolomini !
LACANTiNiÈRE, apportant une bouteille.
Nous ne mettrons pas ça sur la coche, je vous donne de bon cœur; allons, bon succès, mesurs.
PREMIER CUIRASSIER
Vive le militaire !
SECOND CHASSEUR
Crèvent les bourgeois !
DRAGONS et TYROLIENS.
Vive l'armée !
LE TROMPETTE et LE SERGENT-MAJOR.
t que Wallenstein la commande toujours !
SECOND CUIRASSIER, chantant.
DUS, camarades, à cheval ! à cheval 1 irons aux champs, à la liberté; campagne l'homme vaut encore quelque chose : 1 montre s'il a du cœur ; aucun ne peut se faire remplacer, lut soi-même y payer de sa personne.
soldats qui étaient au. fond du théâtre se sont aproches pendant le couplet, et répètent en chœur les emiers vers.
LE DRAGON
iberté a disparu du monde ;
ne voit plus que des maîtres et des esclaves
fausseté et la fourberie régnent
nai la lâche race humaine.
li qui sait regarder la mort en face,
soldat seul est un homme libre.
PREMIER CnASSEUR.
rejeté loin de lui les embarras de la vie ; a plus de crainte ni de soucis à avoir:
Il galope Hardiment à l'enconlrc de son destin. S'il l'évite aujourd'hui, il l'atteindra demain; Et puisqu'il succombera demain, qu'aujourd'hui Il boive jusqu'à la lie le précieux calice de la vie. On remplit de nouveau les verres, l'on trinque et fo ; boit.
LE SERCENT-MAJOn.
C'est le ciel qui s'occupe à régler son sort joyeux ;
Il n'a besoin de se donner ni soin ni peine.
Le manœuvre cherche dans le sein de la terre.
Et croit y trouver un trésor :
Il bôche, il pioche toute sa vie.
Il bêche jusqu'à ce qu'il ait creusé sa fosse.
PREMIER CHASSEUR
Le cavalier et son cheval rapido
Sont des hôtes redoutés.
Les flambeaux de l'hymen illuminent le château ;
Il arrive sans être invité,
Il ne demande pas long-temps, il n'offre point d'argent.
Au milieu de la tempête, il ravit le prix de l'amour.
SECOND CUIRASSIER
Pourquoi pleure la jeune fille? pourquoi sèche-t-elk de
Laisse-le courir, laisse-le courir, ( chagrin?
Il n'a aucun domicile sur la terre ;
Il ne peut conserver un amour fidèle.
Le destin rapide le pousse toujours.
Et ne lui laisse de repos en aucun lieu.
PREMIER CHASSEUR. Ilprend ses deux voisinspar la moin,
les autres l'imitent. Tous ceux qui ont parlé forment
un large demi-cercle.
Allons, camarades, bridons les chevaux.
La poitrine respire à l'aise dans le combat : La jeunesse fermente, la vie pétille ; Allons, avant que l'esprit s'évapore; Et qui ne risque pas la vie, Ne sait pas jouir de la vie.
La toile tombe pendant que le chœur répète le refrain.
LES PICCOLOMINI