II.I.O
Sait-il aussi que Maradas, Esterhazy, Gotz, Colalto et Kaunitz l'ont abandonné?
TERZKY
Diable !
WALLENSTEIN , leur faisant signe.
Du calme.
LA COMTESSE , qui les a observés avec inquiétude, s'approche. Tervky, ah ! mon Dieu ! qu'y a-t-il ? qu'est^il arrivé ?
WALLENSTEIN veut Sortir.
Ce n'est rien ; sortons.
TERZKY le suit.
Ce n'est rien , Thérèse.
LA COMTESSE , l'arrêtant.
Rien ! et ne vois-jc pas votre visage pâle et votre sang glacé? ne vois-je pas mon frère chercher une contenance assurée?
UN l'AOE entre.
Un adjudant demande le comte de Terzky.
Terzky suit le page. j
WALLENSTEIN
Voyez ce qu'il vient Annoncer. ( A Illo.) Tout ceci n'aurait pas pu se passer si secrètement s il n'y avait quelque rébellion. Qui a la garde de portes ?
ILLO
Tiefenbach.
WALLENSTEIN
Kjne Tiefenbach soit sur-le champ remplacé p«
LA MORT DE WALLENSÏEIN
les grenadiers de Terzky. Écoutez : avez-vous quelque nouvelle de Buttler?
Je viens de rencontrer Rutiler ; il sera ici tout à l'heure, il est ferme dans son dévouement. lUo sort. "Wallenstein veut le suivre.
LA COMTESSE
Ma sœur, ne le laissez pas s'éloigner de vous, retenez-le dans ce malheureux moment.
LA DUCHESSE
Grand Dieu ! qu'est-ce donc î
File le retient, et s'attache à lui.
WALLENSTEIN , SB retournant vers elle.
Soyez calmes, ma sœur, chère épouse; nous sommes dans un camp. C'est ainsi que les choses s'y passent, le calme et la tempête s'y succèdent rapidement ; tous ces esprits indomptés sont difficiles à gouverner, et jamais le général ne peut jouir d'un instant de repos. Demeurez ici : je sors ; les gémissemens des femmes s'accordent mal avec l'activité des hommes.
Il veut sortir. Terzky revient.
TERZKY
Demeurez ici; on peut tout voir par cette fenêtre.
WALLENSTEIN
Allez , ma sœur.
LA COMTESSE
Jamais.
WALLENSTEIN
Je le veux.
TERZKY la prend à part, et lui fait un signe en lui montrant la Duchesse.
Thérèse...
LA DUCHESSE
Allons, ma sœur, puisqu'on l'ordonne.
Elles sortent.
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