‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 428 sur 637 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BUTTLER, le major GÉRALDIN.

BUTTLER

Vous prendrez douze braves dragons , vous les armerez avec des hallebardes, car il n'y a pas un coup à tirer. Vous les posterez près de la salle du repas, et aussitôt que la table sera desservie, vous entrerez en criant : Qu'est-ce qui est Adèle à l'empereur? Je renverserai la table; alors vous vous jetterez sur eux, et vous les frapperez. Le château est fermé et gardé de façon que le bruit ne parviendra pas jusqu'au prince. Allez maintenant. Vous avez averti les capitaines Deveroux et Macdonald ?

GÉaA.LDIN.

Ils sont ici.

. Il sort.

BUTTLER

Il faut se hâter; les bourgeois se déclarent aussi pour lui. Je ne sais pas quel esprit de vertige a saisi toute la ville! Ils regardent le duc comme le paciflcateur universel, comme le fondateur d'un nouvel âge d'or. Les magistrats ont distribué des armes aux habitans, et déjà une centaine est venue s'offrir pour lui servir de gardes. Il s'agit ici d'avoir de la promptitude. Nous sommes en dedans et en dehors menacés par les ennemis.

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